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 Qu'est-ce que le soufisme ?

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Abû Hanîfa

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MessageSujet: Qu'est-ce que le soufisme ?   Lun 9 Juin - 19:04

Assalaamu`alaykum

Avant d'entamer la rubrique al Ihsaan , je vous propose une petite introduction sur le soufisme : Qu'est ce que le Soufisme? quelles en sont les preuves ? ..


Qu'est-ce que le soufisme ?


Le Sheikh de l’Islam, le juge Zakariyyâ Al-Ansâri, que Dieu lui fasse miséricorde, dit : « Le soufisme (tasawwuf) est une science qui permet de connaître les états de purification des âmes, le raffinement des caractères et l’anoblissement de l’apparence et du for intérieur, afin d’atteindre le bonheur éternel. » [1]

Sheikh Ahmad Zarrûq, que Dieu lui fasse miséricorde, dit : « Le soufisme est une science visant à corriger les cœurs et à les attacher exclusivement à Dieu, au même titre que la jurisprudence a pour but de corriger les actes, maintenir l’ordre et mettre en évidence la raison d’être des lois. [...] De manière analogue, la médecine soigne les corps, la grammaire rectifie la langue et ainsi de suite. » [2]

L’Imâm Al-Junayd - que Dieu lui fasse miséricorde - dit : « Le soufisme consiste à s’approprier tout caractère noble et à se défaire de tout caractère vil. » [3]

On a également dit : « Le soufisme est entièrement fait de nobles caractères. Celui qui te surpasse en nobles caractères te surpasse en soufisme. » [4]

Abû Al-Hasan Ash-Shâdhilî - que Dieu lui fasse miséricorde - dit : « Le soufisme est un entraînement spirituel pour adorer Dieu comme il se doit et pour se soumettre à la Loi divine. » [5]

Ibn `Ajîbah, que Dieu lui fasse miséricorde, dit : « Le soufisme est une science qui montre comment cheminer vers Sa Majesté le Roi des rois, comment purifier l’âme du vice et l’anoblir par la vertu. Son début est le savoir, son milieu est fait d’œuvres pies et sa fin est un don divin (mawhibah). » [6]

L’auteur du Kashf Adh-Dhunûn écrit : « Le soufisme est une discipline qui montre comment ceux qui aspirent à la perfection parmi les humains s’élèvent dans les sentiers du bonheur. »

Il dit en outre [7] :

La discipline du soufisme est une discipline connue uniquement par un frère avisé réputé pour sa véracité. Ne la connaît pas celui qui ne l’a point observé ; et comment observerait un aveugle la lumière du soleil !
Sheikh Zarrûq dit dans Qawâ`id At-Tasawwuf : « Le soufisme a été défini, analysé et interprété de plus de deux mille manières, ayant toutes pour dénominateur commun le cheminement sincère vers Dieu, le reste étant des facettes de ce fondement. » [8]

Le pilier du soufisme est la purification du cœur des conceptions matérialistes. Sa base est la relation du Serviteur avec son Seigneur, le Plus Glorieux. Le Soufi est celui qui purifie son cœur pour Dieu, et qui purifie ses actes et relations pour Lui. Il s’ensuit que Dieu l’honore et l’élève.__________________________________________________ ____________

P.-S.
Traduit de l’arabe du livre de Sheikh `Abd Al-Qâdir `?sâ, Haqâ’iq `an At-Tasawwuf, disponible en ligne sur le site Shazly.com.
Notes
[1] Conférer `Alâ Hâmish Ar-Risâlah Al-Qushayriyyah, p. 7. Sheikh Zakariyyâ Al-Ansâri est décédé en 929 A.H.

[2] Conférer Qawâ`id At-Tasawwuf, p. 6. Abû Al-`Abbâs Ahmad, dit Zarrûq Al-Fâsî, est né en 846 A.H. à Fès et décédé en 899 A.H. à Tripoli.

[3] Conférer An-Nusrah An-Nabawiyyah, p. 22, de Sheikh Mustafâ Al-Madanî. L’Imâm Al-Junayd est décédé en 297 A.H.

[4] ibid.

[5] Conférer Nûr At-Tahqîq, p. 93, de Sheikh Hâmid Saqr. L’Imâm Abû Al-Hasan est décédé en 656 A.H. en Egypte, dans une ville côtière de la Mer Rouge, sur son chemin pour le pèlerinage. Il eut pour disciple Abû Al-`Abbâs Al-Mursî, lui-même Sheikh du célèbre Imâm Ahmad Ibn `Atâ’ Allâh As-Sakandarî, l’auteur des Hikam et de Latâ’if Al-Minan. Sheikh Al-`Izz Ibn Abd As-Salâm assistait à l’assemblée de Sheikh Abû Al-Hasan et avait une grande estime pour lui.

[6] Conférer Mi`râj At-Tashawwuf ilâ Haqâ’iq At-Tasawwuf, de Sheikh Ahmad Ibn `Ajîbah Al-Hasanî.

[7] Conférer Kashf Adh-Dhunûn, volume 1, p. 413-414, de Sheikh Hâjjî Khalîfah.

[8] Conférer Qawâ`id At-Tasawwuf, p. 2.

tiré de islamophile.org


Dernière édition par Abû Hanîfa le Lun 9 Juin - 19:15, édité 1 fois
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Abû Hanîfa

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le soufisme ?   Lun 9 Juin - 19:06

Preuves sur le tacawwuf ( soufisme ) a partir du Coran


Allah décrit Tazkiyat Al-Nafs comme un devoir du Prophète

Comme mentionné précédemment, l’évidence du tassawwouf à partir du Coran est la même que l’évidence pour tazkiyat al-nafs ou la purification du soi, qui a été établie dans les paragraphes antérieurs comme la définition du tassawwouf. Allah dit: «C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et le Sagesse, car ils étaient auparavant dans un égarement évident» (62:2). Le terme utilisé ici est wa youzakkihim (les purifie). Les différents sens des différentes racines du mot tazkiya en arabe sont:



-zaka: «il nettoya» ou «il fut propre» [/*Ⓜ01768]
-youzakki «netttoyer» et «être purifier» [/*Ⓜ01768]
-tazkiya «purification» [/*Ⓜ01768]
-zakat «la taxe Islamique pour le nécessiteux,» «charité» «pureté» [/*Ⓜ01768]
-azka «la plus pure» [/*Ⓜ01768]
-zaki «pur, innocent»[/*Ⓜ01768]

Allah dit dans un autre verset: «Et par l’âme et Celui qui l’a harmonieusement façonnée et lui a alors inspiré son immortalité, de même que sa piété! A réussi, certes, celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt.» (91:7-10) Ce verset du Coran fait état de la nécessité de purifier et de maintenir propre la nafs en vue de réussir dans cette vie et dans l’au-delà: et ceci est précisément le but du tassawwouf. Les versets suivants sont rélatés pour une telle auto-purification.

D’autres versets et commentaires sur Tazkiyat Al-Nafs

Des versets se référant à la purification et à la purification du soi dans le Coran ont été déjà mentionnés. Allah dit:
· «Notre Seigneur! Envoie l’un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier.» (2:129)
· «Ainsi, Nous avons envoyé parmi vous un messager de chez vous qui vous récite Nos versets, vous purifie…» (2:151)
· «Réussit, certes, celui qui se purifie, et se rappele le nom de son Seigneur, puis prie.» (87:14-15)
· «Et quiconque se purifie, ne se purifie que pour lui-même, et vers Allah est la Destination.» (35:18)

Dans tous ces versets Allah Tout-Puissant fait état des mutassawif, ou ceux qui sont préoccupés à se purifier. Ils se souviennent de leur Seigneur en tout lieu et en tout moment en invocant Ses Noms et Attributs, et ils sont attentifs dans leurs prières. Ceci est l’essence du tassawwouf, et aussi l’essence de l’Islam. Nous rappelons encore au lecteur que ceci n’est qu’un terme technique, qui peut être remplacé par tout autre synonyme. Pour quiconque prétend suivre ou pratiquer l’Islam, alors ce combat pour la purification du moi est obligatoire, comme il est clairement ordonné dans ces versets. En vérité, il est sans importance de prétendre qu’il puisse avoir une soumission totale à Allah sans se purifier soi-même et voici pourquoi certains savants, parmi lesquels l’Imam Ghazali et l’Iman Souyouti, ont considéré le tassawouf comme une obligation religieuse (wajib).[21] Que l’on réussisse ou non dans cette poursuite dépend d’Allah, mais quoiqu’il en soit sa nécessité incombe à tous les Musulmans, hommes et femmes.

Allah ordonne aux Croyants de chercher un Moyen de s’approcher de Lui et d’accompagner les Sadiqin. Il promet de guider Les Mouhsinin
Allah ordonne: «O vous qui croyez! Craignez Allah, cherchez le moyen de vous rapprocher de Lui et luttez pour Sa cause. Peut-être serez-vous de ceux qui réussissent!» (5:35). Ce verset ordonne de se battre dans la voie d’Allah – et non dans celle de l’égo et vers ses désirs – si l’on souhaite être victorieux. Et il indique la nécessité de suivre les pas du Prophète comme un moyen pour s’approcher d’Allah Tout-Puissant, et le prendre ainsi que ceux qui le connaissent comme guides.

Allah dit aussi: «O vous qui croyez! Craignez Allah et soyez avec les véridiques.» (9:119). Le verset montre une évidence de la nécessité de tenir compagnie et de s’associer avec les meilleurs serviteurs d’Allah. Les Sadiqin sont ceux qui ont atteint les plus hauts niveaux de la foi selon le verset déjà mentionné: “Il est parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d’entre eux sont morts, et d’autres attendent encore; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement). (33:23). Ceci signifie qu’en tout temps il y a des gens qui tiennent solidement à leur engagement envers Allah. Ceux-là sont les amis d’Allah mentionnés dans d’autres versets, parmi lesquels: «En vérité, les bien-aimés d’Allah seront à l’abri de toute crainte, et ils ne sont point affligés» (10:62). L’un de ces Amis d’Allah est al-Khidr. On ordonna au prophète Moise de l’accompagner afin d’apprendre une partie de sa sagesse.

Allah dit: «Quant à ceux qui luttent pour notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers. Allah est en vérité avec les bienfaisants» (29:62). La plupart des savants de l’Islam pratiquèrent tazkiyat al-nafs et essayèrent d’atteindre l’état d’ihsan illustré par le haut calibre des saints auquel le verset ci-dessus fait allusion. Ils sont les pieux exemples de ceux qui répendirent l’Islam en Asie Centrale, en Inde, au Pakistan, en Turquie, en Bosnie, en Indonésie, en Malaisie, en Chine, en Indochine, en Espagne, et en Afrique. Tous ces savants pratiquèrent le tassawwouf et utilisèrent ses métodes pour propager l’Islam dans ces pays, à travers leurs états de zouhd, wara', taqwa et tazkiya, ce qui les rendit comme des aimants pour les masses des gens qui se virent attirés à l’Islam par leur canal.

Allah décrit quelqu’un qui a directement appris de Lui: Al-Khidr

Allah décrit éloquemment la rencontre de Sayiddina Moussa avec Sayiddina Khidr dans les versets suivants: «Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avons donné une grâce de Notre part, et à qui Nous avons enseigné une science émanant de Nous. Moïse lui dit: «Puis-je te suivre à la condition que tu m’apprennes ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction?» L’autre dit: Sûrement, tu ne pourras pas être patient avec moi.» (18:65-67). De ces versets, nous voyons que quoique Sayiddina Moussa fut un prophète et de surcroit le seul prophète à parler directement à Allah (kalimoullah), Sayiddina Khidr possédait une connaissance que Moise n’avait pas, et qu’il cherchait à obtenir de lui. Khidr recevait son savoir directement de la Présence d’Allah (`ilm ladounni) car il était , comme nous l’avons dit, l’un des Amis d’Allah.
Allah dit aussi: «Et suis le chemin de celui qui se tourne vers Moi» (31:15). Youssouf `Ali commente convenablement ce verset en ces termes: «Ceci est le chemin de ceux qui aiment Allah.» Ceci est en effet un état d’amour qui est lié au coeur, non à l’esprit. A partir de l’ordre de tenir compagnie avec les Véridiques, à partir des versets de la rencontre de Moise avec al-Khidr, et à partir de l’ordre de suivre la voie des vrais Amoureux d’Allah, nous dérivons trois des nombreuses preuves de l’obligation de suivre un guide ou «maître d’éducation» (cheick al-tarbiya) dans la terminologie technique du tassawwouf.

La supériorité de l’Amour dans l’Adoration

Dans son livre intitulé Rawdat al-mouhibbin wa nouzhat la-moushtaqin (Le jardin des amoureux et la promenade des aspirants), Ibn Qayyim al-Jawziyya assembla quelques dires des grands Soufis sur l’amour et sa priorité dans l’adoration [22]:

· Jounayd dit, «j’entendis al-harith al-Mouhassabi dire, l’amour est quand tu t’inclines complètement envers quelque chose, ensuite la préférence de cette chose sur soi-même et sur ton esprit et tes possessions, ensuite la conformité avec cette chose intérieurement et extérieurement, et la réalisation de ta faiblesse dans ton amour pour Lui.»


· Abdoullah ibn al-Moubarak dit: «Quiconque auquel est donné une portion d’amour et auquel il n’est pas donné une équivalence de piété, a été lésé.»
· Yahya bin al-Mouadh al-Razi dit: «Un amour du poids d’un atome est préférable pour moi que d’adorer plus de soixante-dix années sans amour.»
· Abou Bakrah al-Qattani dit: «Il y avait une discussion au sujet de l’amour (de Dieu) à la Mecque au cours du pèlerinage et les cheicks en parlèrent. Jounayd était le moins âgé d’entre eux et ils dirent: Dis ce que tu possèdes O Iraqi. Il baissa sa tête par déférence et ses yeux se remplirent de larmes ensuite il dit: Un esclave se laissant lui-même, connecté avec le souvenir de son Seigneur, debout avec l’accomplissement de ses obligations, Le regardant avec son cœur, lequel cœur est consumé par la lumière de son Essence, sa soif est satisfaite du verre de Son amour, et s’il parle c’est par Allah, et s’il met en garde c’est d’Allah, et s’il se déplace c’est sur l’ordre d’Allah, et s’il est silencieux c’est qu’il est avec Lui, et il est par Allah, il est pour Allah, il est avec Allah (fa houwa billahi wa lillahi wa’allahi). Les cheicks s’esclamèrent et dirent: Il n’y a rien au-dessus de ceci, qu’Allah te renforce, couronne des Connaisseurs!»

Ces mots de Jounayd sont liés à l’un des textes fondamentaux montrant l’évidence du miracle ou karamat des saints, le hadith qoudsi (dire inspiré) rapporté dans Boukhari par Abu Hourayra, le Messager d’Allah a dit: «Allah dit»:

"Quiconque nuit à celui qui s’est consacré à Moi, Je lui déclarerai la guerre. Mon serviteur ne se rapproche de Moi par rien qui M’est agréable que l’accomplissement des obligations que Je lui ai imposées. Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de Moi par des pratiques surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime, et quand Je l’aime, Je deviens l’oreille par laquelle il entend, les yeux par lesquels il voit, la main par laquelle il empoigne, son pied par lequel il marche. S’il Me sollicite quelque chose, certes, Je la lui accorderai, et s’il sollicite Ma protection, certes, Je la lui accorderai …"
· L’amour d’Allah fut mentionné par Dhoul-Noun et il dit: «Assez, ne discutez pas de cette question car le nafs l’entendra et il le réclamera.» Et il continua:
«En ce qui concerne le rebelle, la peur et le remord sont meilleurs! L’amour d’Allah est pour celui qui a déjà peur et est purifié de toute vulgarité.»
· Dhoul-Noun dit aussi: «Pour toute chose il y a une punition, et la punition pour le Connaisseur d’Allah est lorsqu’il est détaché du souvenir d’Allah (dhikroullah).»

· Jounayd fit allusion à cette différence de niveaux dans sa réponse lorsqu’il fut questionné: «Par dessus tout, il y a des gens qui disent que définitivement ils atteignent le niveau de la bonté en ne faisant aucune action.» Il dit: «Parlent-ils de la suppression des actes (obligatoires et autres)? Non, quiconque commet l’adultère et vole est mieux que celui qui tient un tel propos. Car sûrement les connaisseurs d’Allah (al `arifina billah) prennent les actions dictées par Allah et retournent à Lui avec ces actions, et si j’avais à vivre mille années je ne diminuerais jamais de faire de bonnes actions.»
· Jounayd dit aussi: «Le connaisseur d’Allah n’est pas considéré comme connaisseur jusqu’à ce qu’il ne devienne comme la terre; ça lui est égal qu’une bonne ou une mauvaise personne le piétine; ou comme la pluie, elle tombe sans discrimination sur ceux qu’elle aime ou ceux qu’elle n’aime pas.»
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Abû Hanîfa

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le soufisme ?   Lun 9 Juin - 19:07

Soummoun dit: «Les amoureux d’Allah ont obtenu l’honneur des deux mondes, celui-ci et celui de l’au-delà. Le Prophète a dit: «L’être humain est avec celui qu’il aime.» Ils sont avec Allah dans la dunya et dans l’au-delà.»
· Yahya ibn Mou’adh dit aussi: «Il n’est pas véridique celui qui prétend qu’il L’aime et trépasse Ses limites.»

· Et il dit: «Le connaisseur d’Allah abandonne cette vie mondaine et il n’a pas assez de deux choses: pleurer sur son propre moi, et son grand désir pour son Seigneur.»

· Et quelqu’un dit: «Le connaisseur d’Allah ne devient un connaisseur jusqu’à ce que lui soit offert les trésors de Soulayman, cela ne l’intéressera pas, même pas le temps d’un clignement de paupières.»


Des versets au Sujet du Caractère Parfait, Ihsan

Après les versets qui s’adressent à l’auto-purification, citons maintenant des versets qui évoquent l’état d’ihsan ou l’excellence du caractère. Allah dit:
· «La Miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants.» (7:56)
· «Certes, Allah est avec ceux qui L’ont craint avec piété et ceux qui sont bienfaisants.» (16:128)

· «Y a-t-il d’autre récompense pour l’Excellence que l’excellence ?» (55:60)
· «Et il récompense ceux qui font le bien par la meilleure récompense.» (53:31)
· «Certes, Allah commande l’équité, la bienfaisance (ihsan) et l’assistance aux proches. Et Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez.» (16:90)

· «Non, mais quiconque soumet à Allah son être entier tout en faisant du bien (dans l’état d’ihsan), aura sa rétribution auprès de son Seigneur. Pour eux nulle crainte, et ils ne serons point attristés.» (2:112)

· «Et quiconque soumet son être entier à Allah tout en étant bienfaisant (ihsan), s’accroche réellement à l’anse la plus ferme. La fin de toute chose appartient à Allah» (31:22)

· «Qui est meilleur en religion que celui qui soumet son être entier à Allah tout en oeuvrant bien dans la voie qu’Allah aime…» (4:125).
Les versets au sujet de l’état d’ihsan sont très nombreux, mais ce qui a été cité est suffisant. Le sens de ihsan, comme le Prophète l’a défini, c’est prier avec humilité et soumission (khoudou' et khouchou') comme si l’on voyait Allah et être conscient qu’Il nous voit. Dans son livre «Livre de Définitions» (Kitab al-ta’rifat), al-Jourjani (d. 816) dit:

al-ihsan: nom verbal dénotant ce que l’on doit faire dans la voie du bien. Dans la Chari`a cela signifie adorer Allah comme si tu Le vois, et si tu ne Le vois pas, Il te voit. C’est le degré de la vraie adoration dans la servitude prédit dans la vue de la divinité avec la lumière de la vision spirituelle (al-tahaqqouq bi al-`ouboudiyya `ala moushahadat hadrat al-rouboubiyya bi nour al-basira). Ceci est: la vue d’Allah comme Il est décrit par Ses attributs et à travers Son réel atttribut, afin que l’on puisse Le voir avec certitude, non littéralement (fa houwa yaqinan wa la yarahou haqiqatan). C’est la raison pour laquelle le Prophète dit: «Comme si tu Le voyais.» Car on Le voit derrière le voile de Ses attributs.[23]
Le mot ihsan et ses dérivés ont les sens suivants dans le dictionnaire:




hassouna: “devenir, sembler, rendre excellent, beau”[/*:m:daf98]
ihsanan: “faire excellemment”[/*:m:daf98]
ahsana: “il fit une bonne action”[/*:m:daf98]
ihsan: “gentillesse”[/*:m:daf98]
housna: “récompense”[/*:m:daf98]
hassan: “excellent, beau”[/*:m:daf98]
hissanoun: “beaux”[/*:m:daf98]

«Devenir beau» dans le premier sens de ces définitions signifie se décorer avec de bons attributs, embellir intérieurement et extérieurement. Utiliser comme adjectif, il signifie gentillesse comme une caractéristique ou une attitude interne aussi bien que tranquilité.

Il apparait évident que l’état d’ihsan cité dans le Saint Coran est un état très important, état que l’ange Jibril dé- montra comme partie intrinsèque de la religion, et qu’il plaça au même niveau que les états de l’Islam et de la foi. La religion consiste en trois états , l’Islam, l’Iman et l’Ihsan, chacun avec sa définition. Ceci est la raison pour laquelle il est mentionné en plusieurs lieux dans le Saint Coran et la raison pour laquelle lorsque le Prophète fut questionné à ce sujet par Jibril, il lui donna la même importance que l’Islam et l’Iman.

Ceci est le sens de la science entière du tassawwouf. A ceux qui s’y opposent nous disons: Vous pouvez changer ce terme si vous ne l’aimez pas, mais nous l’aimons ainsi parce que c’est un terme bien connu, bien utilisé. Les termes ne changent pas la nature ou la réalité fondamentale d’une chose. Comme l’adage le dit, «une rose quelque soit le nom qu’on lui donnera aura toujours une bonne odeur.»

[21] L’opinion de Ghazali est citée dans The Riance of the Traveller, p.12. Pour Suyuti, voir la section des dires des savants à la fin de ce livre.

[22] Ibn Qayyim, rawdat al-mouhibbin wa nuzhat al-moushtaqin (Béirut: Dar al-Kutub al-ilmiyya, 1993 ) p. 406-409.
[23] Al-Charif ‘Ali ibn Mouhammad al-Joujani, kitab al-ta’rifat (Beirout: dar al-koutoub al-‘ilmiyya, 1408/1988) p. 12.

Source : Naqshbandi.ca
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Abû Hanîfa

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MessageSujet: Preuves sur le tacawwuf a partir des hadiths   Lun 9 Juin - 19:13

Preuves sur le tacawwuf a partir des hadiths


Il est a rappeler que le terme tassawwouf est un terme technique qui a pris ses origines à travers les sens variés que nous avons cités dans la première et seconde réponse. Il a ses racines profondes dans la Sunna du Prophète, dans la mesure où son origine est l’ihsan, l’état d’Excellence qui est mentionné dans le hadith de Jibril, hadith qui est connu par tous les savants comme «la source de la Sunna et de tous les hadiths» (oumm al-Sunna wa oumm al-ahadith).

Oumm al-Ahadith, Le Hadith De Jibril

Oumar – qu’Allah lui accorde Sa satisfaction – dit aussi: «Pendant que nous étions assis un jour avec le Messager d’Allah – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – soudain un homme vint à nous. Il était habillé d’un vêtement excessivement blanc. Ses cheveux étaient très noir. Il n’y avait pas de signe de voyage sur cette personne. Aucun d’entre nous ne le connaissait. Il alla s’asseoir en face du Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – appuyant ses genoux contre les genoux du Prophète et ses mains sur ses jambes.

Il dit: «O Muhammad! Informe-moi au sujet de l’Islam.» Le Messager d’Allah – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – dit: «L’Islam est le témoignage qu’il y n’a de Dieu qu’Allah, et que Muhammad est le Messager d’Allah; de faire la prière; de payer la zakat; de jeûner pendant le mois du Ramadan; et d’effectuer le pèlerinage à la (maison d’Allah) si tu as les moyens de t’y rendre.» L’homme dit: «Tu as dit la vérité.» Nous étions surpris de lui: comment peut-il être en train de poser des questions au Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – et en même temps confirmer ses réponses? Ensuite il dit: «Parle-moi au sujet de la Foi.» Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – dit: «La Foi est de croire en Allah, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, au Jour du Jugement, et de croire en la prédestination, le bon et le mal.» L’homme dit: «Tu as dit la vérité. Maintenant, parle-moi au sujet de l’Ihsan (l'excellence).» Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – répondit: «L’Ihsan est d’adorer Allah comme si tu Le vois, car si tu ne Le vois pas, certainement Il te voit.»

L’homme dit: «Maintenant informe-moi au sujet de l’Heure.» Le Prophète – la bénédiction et le salut d’Allah sur lui – dit: «Celui qui est questionné n’en sait pas plus que celui qui questionne.» Il dit: «Ainsi parle-moi au sujet de ses signes.» Il répondit: «La fille-esclave donnera naissance à ses maîtresses, et tu verras les va-nu-pieds, pauvres bergers construire de grands buildings.» Alors il s’en alla et le temps s’écoula. Longtemps après il me dit: «O `Oumar, sais-tu qui posait ces questions?» Je dis: «Allah et Son Messager savent mieux.» Il dit: «Il n’était rien d’autre que Gabriel. Il était venu vous enseigner votre religion.» Rapporté par Mouslim.

Dans ce hadith, Jibril a divisé la Religion en trois catégories ou branches, à partir desquelles toute la religion, tous les hadiths et toute la Sunna dérivent. Et, il précisa chaque branche en posant chaque question séparément. La première branche était au sujet de la question «Qu’est-ce l’Islam?», la seconde était au sujet de la question «Qu’est-ce l’Iman?», et la troisième était au sujet «Qu’est-ce l’Ihsan?» Nous ne pouvons pas dire que la Religion est seulement l’Islam, ou seulement l’Iman ou seulement l’Ihsan. Nous disons que chaque branche est essentielle à la Religion, et ne peut pas être séparée. Le Prophète, dans ses réponses à ces questions confirma ceci et dit à ses Compagnons après que Jibril soit parti, «Jibril était venu vous enseigner votre religion.»

Nous voyons à partir de ce hadith de Jibril qu’il catégorisa la religion en trois piliers ou composantes essentielles. Le premier est le pilier de l’Islam. Le deuxième est le pilier de l’Iman et le troisième est le pilier d’Ihsan. Le premier pilier est le côté pratique de la religion, comprenant l’adoration, les actions et autres obligations. L’état de ce pilier est le côté externe du soi, qui a attrait au corps et à la communauté. Les savants appellent celui-ci la Chari`a. Les savants sont spécialisés en cette science et elle fut nommée «Science de la Jurisprudence» (`ilm al-fiqh). Le second pilier consiste en la croyance à travers l’esprit et le cœur. Cela signifie croire en Allah, en Ses Messagers, Ses Livres, les Anges, le Jour du Jugement, et le Destin. Et ceci fut connu par les savants comme `ilm al-tawhid. Le troisième pilier est le principal sujet du tassawwouf.

La troisième composante de la Religion De L’Islam:
Ihsan (La Perfection Du Caractère)

Le troisième aspect de la Religion est connu comme l’aspect spirituel du cœur, qui combine avec le premier pilier, l’adoration, et le deuxième pilier, la croyance, amène l’individu à être conscient d’être en présence d’Allah dans toutes ses actions et pensées comme s’il Le voyait. Et s’il ne peut Le voir – parce que personne ne peut Le voir dans cette vie -- alors, il doit garder la permanence de la présence d’Allah dans son cœur, sachant qu’Il est présent dans chaque atome et chaque particule de son adoration et de sa croyance – voilà, les états et qualités de son adoration et sa croyance. En conséquence, cela produira en lui un état d’excellence, un état de haute qualité, en ayant à l’esprit la présence de la vision d’Allah sur lui et en ressentant le plaisir spirituel et la lumière de la connaissance qu’Allah dirigera à son cœur en guise de Sa faveur et de Sa gratitude. Voilà ce que les savants ont nommé la Science de la Vérité ou `ilm al-haqiqa, connue dans le temps des Compagnons comme al-siddiqiyya ou la voie des saints véridiques. C’est plus tard qu’il fut connu sous le nom de tassawwouf.

Nous pouvons résumer les définitions précédentes en disant que l’islam prescrit les comportements du Musulman, l’iman décrit ses croyances et les définit, et l’ihsan se réfère à l’état du coeur qui détermine si l’Islam et l’Ihsan de l’un portera fruit dans cette vie ou dans celle de l’au-delà. L’évidence de ceci est rapporté dans Boukhari dans le hadith mentionné dans les paragraphes précédents: «Sûrement il y a un morceau de chair dans le corps, s’il est bon tout le corps est bon et s’il est corrompu tout le corps est corrompu et c’est le cœur.»

Ihsan est divisé en plusieurs parties comprenant toutes les bonnes caractéristiques et qualités du croyant telles que taqwa (la crainte d’Allah), wara' (la peur scrupuleuse d’Allah), zouhd (l’ascétisme), khoushou (la révérence), khoudou (l’humilité), sabr (la patience), sidq (la franchise), tawakkoul (la confiance), adab (les bonnes manières), tawba (le repentir), inaba (le retour à Allah), hilm (l’indulgence), rahma (la compassion), karam (la générosité), tawadou' (l’humilité), haya (la modestie), chaja`a (le courage), etc..

Toutes ces qualités sont celles du Prophète , et le caractère du Prophète est le Coran, selon le dire d’Aïcha «Son caractère était le Coran.»[24] Le Prophète à son tour revêtit ses Compagnons avec ces qualités si bien qu’ils devinrent de parfaits et de brillants exemples pour l’humanité à savoir comment les êtres humains devraient vivre en parfaite harmonie avec le Créateur et entre eux.

Dans son explication de ce hadith, l’Imam Nawawi parle de l’Ihsan sous les termes de maqam al-mouchahada (la station de l’expérience) et maqam al-siddiqin (la station des Saints les plus véridiques) qui sont des branches du tassawwouf. Le texte complet du commentaire sur le hadith de Jibril par l’Imam Nawawi est le suivant.
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Abû Hanîfa

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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le soufisme ?   Lun 9 Juin - 19:13

LE COMMENTAIRE DE L’IMAM NAWAWI SUR LE HADITH DE JIBRIL

«Parle-moi au sujet de la foi (iman).»

L’Iman, lexiquemment parlé, signifie une conviction de nature générale. Légalement, c’est une expression pour une conviction spécifique dans la croyance en Allah, Ses anges, Ses livres, Ses messagers, le jour dernier, et tout ce qui est décrété, le bon et le mal. Islam est un mot signifiant la performance des obligations légales. Celles-là sont les actions externes que l’on applique à soi-même.

Allah Le plus Exalté a fait une différence entre la foi (iman) et la soumission et ceci est aussi mentionné dans le hadith. Il dit: «Les Arabes disent: «Nous avons la foi.» Dit: «Vous n’avez pas encore la foi. Dites plutôt: Nous sommes simplement soumis» (49:14). Ceci est parce que les hypocrites priaient, jeûnaient, et payaient l’aumône légale cependant ils niaient dans leur cœur. Lorsqu’ils prétendaient avoir la foi, Allah déclara leur revendication de mensonge à cause du refus dans leur cœur, mais Il confirma leur revendication de soumission à cause de leur accomplissement des devoirs.

Allah dit: «Quand les hypocrites viennent à toi, ils disent: «Nous attestons que tu es certes le Messager d’Allah,» Allah sait que tu es vraiment Son Messager, et Allah atteste que les hypocrites sont assurément des menteurs» (63:1). Ils sont menteurs dans leur revendication d’attestation au message puisque leurs cœurs le nient. Les mots de leur bouche ne sont pas en accord avec le contenu de leurs cœurs, alors que la condition de l’attestation au message est que la langue confirme ce que contient le cœur. Lorsqu’ils mentaient dans leur revendication, Allah exposait leur mensonge.

Puisque la foi est aussi une condition pour la validité de la soumision, Allah l’Exalté différencie le soumis (musulman) du croyant (mou'min) en disant: «Nous avons donc fait sortir ce qu’il y avait comme croyants, mais Nous n’y avons trouvé qu’une maison de gens soumis» (51:35-36). Cette distinction lie la croyance et la soumission comme étant une condition et son exécution.

Pour finir, Allah désigna la prière par le nom de "foi" lorqu’Il dit: «Et ce n’est pas l’objectif d’Allah de vous faire perdre votre foi» (2:143) et «Tu n’avais aucune connaissance du Livre ni de la Foi» (42:52). Il parle de la prière.

«Et de croire en ce qui a été décrété (qadar), le bien et le mal.»

Le mot est prononcé de deux manière; qadar et qadr.

La voie des Gens de La Vérité (c’est-à-dire Ahl al-Sunna wa al-Jama`a) est de fermement croire au décret d’Allah. Le sens de ceci est qu’Allah – Glorifié et Exalté soit-Il – a décrété les choses depuis la pré-éternité et qu’Il – Glorifié et Exalté soit-Il – sait qu’elles se manifesteront aux temps qui sont connus de Lui; et elles se dérouleront exactement selon ce qu’Il a décrété – Gorifié et Exalté soit-Il!

Sache qu’il y a quatre sortes de décrets:

1. Le décret dans la Prescience Divine. Il est dit à son sujet: L’affection (`inaya) devant l’amitié (milaya), le plaisir avant la naissance, et la moisson se poursuit dès les premiers fruits. Allah l’Exalté dit: «Est détourné de lui quiconque a été fait pour être détourné» (51:9). En d’autres mots, l’un est détourné d’entendre le Coran et de croire dans ce monde celui qui a été détourné d’eux dans la pré-éternité.»[25]

2. Le décret sur la Tablette Protégée. Un tel décret peut être changé. Allah: «Allah efface ce qu’Il veut, et Il confirme ce qu’Il veut, et l’Ecriture Mère est auprès de Lui» (13:39). Nous savons qu’Ibn `Oumar avait l’habitude de dire dans ses invocations: «O Allah, si Tu as prédestiné des difficultés pour moi, efface-les et écrit de la félicité pour moi.»

3. Le décret dans la matrice concernant ce que l’ange est ordonné d’écrire au sujet de la subsistance et le terme de la vie de l’un, et s’il sera malheureux ou prospère.

4. Le décret qui consiste à rejoindre des choses spécifiques pré-établies au moment où elles doivent se dérouler, car Allah l’Exalté a créé à la fois le bien et le mal et a ordonné qu’ils atteignent Ses serviteurs au temps désigné par Lui.

Il est évident qu’Allah Tout -Puissant créa à la fois le bien et le mal puisqu’Il dit: «Les criminels sont certes dans l’égarement et la folie. Le jour où on les traînera dans le feu sur leur visage on leur dira: "Goûtez au contact de l’enfer Sakar." Oui! Nous avons créé toute chose avec mesure (qadar)» (54:47-49). Ce verset fut révélé concernant les partisants du libre arbitre absolu ou Qadariyya à qui on a dit: «Votre croyance est en enfer.»

Comme évidence supplémentaire de ce qui a été décrété , l’Exalté dit: «Dis: Je cherche refuge auprès du Seigneur du couperet contre le mal qu’Il a créé» (113:1-2). La lecture de ce serment au moment où quelque chose de bien arrive au serviteur d’Allah repoussera le mal avant qu’il l’atteigne. Il y a aussi dans le hadith: «Les bonnes actions et renforcer les liens familiaux évitent une mort terrible et éventuellement la change en une bonne» [26]; «L’invocation et l’affliction sont suspendues entre le ciel et la terre, vivante, et l’invocation repousse l’affliction avant qu’elle ne descende.»[27]

Les partisans du libre arbitre absolu [les Mou`tazila] prétendent qu’Allah l’Exalté n’a prédestiné aucune chose, que Sa connaissance ne les précède pas, qu’elles commencent à exister seulement lorsqu’elles se déroulent et que c’est à ce moment seulement qu’Il – Exalté soit-Il – les connait. Ils mentent au sujet d’Allah. -Exalté soit-Il -Il est très haut, au-dessus de leur propos mensonger. Ils rentrèrent dans l’obscurantisme.

Plus tard les Qadariyya disent que le bien provient d’Allah pendant que le mal provient de quelqu’un d'autre que Lui. Allah est aussi Exalté haut au-dessus d’une telle déclaration. Dans un hadith authentiquement rigoureux, le Prophète dit: «Les croyants au libre arbitre absolu sont les Zoroastriens de cette Communauté.»[28] Il les nomma Zoroastriens parce que leur école de pensée ressemble à celle du dualisme Zoroastrien. Les Dualistes prétendent que le bien est effectué par la lumière et le mal par l’obscurité, et c’est ainsi qu’ils méritèrent ce nom. Similairement, les partisants du libre arbitre absolu attribuent le bien à Allah et le mal à quelqu'un d’autre que Lui– Exalté soit- Il –Il est le Créateur à la fois du bien et du mal.

L’Imam des Deux Sanctuaires[29] dit dans le "Livre de Guidance aux Preuves Définitives Concernant les Fondations de la Coyance"[30] que certains des Qadariyya disent: «Ce n’est pas nous, mais vous (Ahl al-Sunna) qui êtes les Qadariyya à cause de votre croyance au soit disant Décret.» Jouwayni répondit à ces ignares qu’ils se sont attribués le pouvoir du décret, et quiconque revendique, par exemple, le pouvoir du mal et se l’attribue, mérite son attribut, plutôt que celui qui l’attribue à d’autres qu’à lui-même et nie toute paternité à son sujet.

«Informe-moi au sujet de l’ihsan.» Il dit: «L’ihsan c’est l ‘adoration d’ Allah comme si tu Le voyais.»

Ceci est la station de la Vrai Vision (maqam al-mouchahada). Quiconque est capable de voir directement le Roi répugne à se tourner vers d’autres que Lui dans la prière et à affairer son cœur avec d’autres que Lui.

La Station d’ihsan est la Station des Saints les Plus Véridiques (maqam al-siddiqin) à laquelle nous avons fait référence dans notre commentaire sur le hadith de l’intention (Les actions sont selon leurs intentions):

[Al-Mouhassibi dit: «La véracité (sidq) en tant qu’attribut d’un serviteur d’Allah, signifie la constance dans le comportement visible et caché d’une personne, en privé comme en public. La véracité est réalisée après la réalisation de toutes les stations (maqamat) et états (ahwal). Même la sincérité (ikhlas) a besoin de la véracité, alors que la véracité n’a besoin de rien, parce que quoique la réelle sincérité est de chercher Allah à travers l’obéissance, on peut chercher Allah en priant et toujours être insouciant ou absent en son propre cœur en cours de prière. La véracité est ainsi chercher Allah au moyen de l’adoration avec une complète présence du cœur devant Lui. En vérité tout véridique (sadiq) est sincère (moukhlis), pendant que tout sincère n’est pas véridique. Ceci est la signification de connection (ittissal) et déconnection (infissil): le véridique s’est déconnecté de tout ce qui est autre qu’Allah (ma siwa Allah) et il s’est empressé en la présence auprès d’Allah (al-houdour billah). Ceci est aussi le sens de la renonciation (takhalli) de tout ce qui est autre qu’Allah et l’auto-revêtement (tahalli) avec la présence auprès d’Allah, Le Glorifié, L’Exalté.»]

«Il te voit certainement».

Il voit ton insouciance si tu es insouciant pendant la prière et que tu converses avec ton moi.

«Informe-moi au sujet de l’Heure.» Il répondit: «Celui qui est interrogé n’en sait pas plus sur elle que celui qui l’interroge.»

Cette question indique que le Prophète – le salut et la paix d’Allah sur lui – ne connaissait pas l’Heure. La connaissance de l’Heure est parmi les choses dont Allah s’est réservé la connaissance. Il dit: «La connaissance de l’Heure est auprès d’Allah» et «C’est lourd dans les cieux et sur la terre, et elle ne viendra à vous que soudainement» (7:187) et «Qu’en sais-tu? Il se peut que l’Heure soit proche» (33:63, 42:17).

En ce qui concerne ceux qui prétendent que l’âge de ce monde est de 70000 ans et qu’il en reste 63000, c’est une fausse déclaration rapportée par al-Tawkhani dans les «Causes de la Révélation» par certains astrologues et mathématiciens. Encore, quiconque prétend que le terme du monde est de 7000 années, fait une affirmaton audacieuse au sujet de l’Inconnu, et ce n’est pas permis d’y croire.
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le soufisme ?   Lun 9 Juin - 19:14

Le Grand Jihad: Le Jihad Contre L’Ego.
(Jihad Al-Nafs)


Allah déclare dans le Coran qu’Il accepte les actions de dévotions seulement de ceux qui se purifient (qad aflaha man zakkaha 91:9 ), qui ont un cœur sain (illa man ata Allaha bi qalbin salim 26:89), et qui montre un esprit humble (innaha lakabiratoun illa `ala al-khchi`in 2:45). La purification de l’Intention est l’idée majeure de ces versets. Ceci est la raison pour laquelle les grands savants tels que Boukhari, Chafi`i, Nawawi et autres, commencèrent leurs livres de fiqh avec le hadith de l’intention: «Les actions sont jugées selon l’intention.»

Un acte considéré du point de vue externe comme un acte d’adoration mais performé sans une pure intention n’est pas considéré comme une adoration, même combattre et mourir pour la défense des Musulmans. Le Prophète dit au sujet d’un tel combattant, «c’est un compagnon du feu», et ils sont appelés dans la Chari`a: chahid al-fassad (martyr corrompu). C’était un mounafiq (quelqu’un qui dissimule la croyance) de Madina. Ainsi la purification de l’intention est nécessaire pour les cinq piliers de l’Islam. C’est dans ce sens – la purification de l’intention – que l’expression jihad al-akbar (le plus grand jihad) est souvent utilisée en référence à l’auto-purification et c’est aussi dans ce sens que sa supériorité s’affirme.

Ibn Qayyim al-Jawziyya dit dans al-Fawa`id:

Allah dit: «Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers» (29:69). Il a ainsi défini la direction du jihad. Partant de là, les meilleurs sont ceux qui luttent le plus pour Sa cause, et la jihad la plus importante est le jihad (afrad al-jihad) contre l’égo, le jihad contre les désirs, le jihad contre satan et le jihad contre le bas-monde (jihad al-nafs wa jihad al-hawa wa jihad al-satan wa jihad al-dunya). Quiconque lutte contre ces quatre jihads, Allah les guidera aux voies de Son bon plaisir qui conduit à Son Paradis, et quiconque abandonne le jihad, alors il renonce à être guidé en proportion de son abandon au jihad.

Al-Jounayd dit: «Ceux qui luttent contre leurs désirs et se repentent par notre amour, nous les guiderons sur la voie de la sincérité, et on ne peut lutter contre son ennemi extérieurement (c’est-à-dire avec le sabre) sauf celui qui lutte contre ses ennemis internes. Ainsi quiconque a la victoire sur eux (le moi) sera victorieux sur ses ennemis, et quiconque est défait par eux (le moi) sera défait par son ennemi.»[38]

La concurrence et la rivalité sont permises dans l’excellence de l’adoration. Dans ce respect, Allah établit dans Son Livre des niveaux entre les croyants, et ceci est aussi clarifié par d’innombrables hadiths. La récompense de la jihad est immense comme cela est prouvé par le hadith du Prophète lorsqu’il dit que s’il pouvait , il aurait demandé à Allah de le ramener en vie afin qu’il puisse retourner combattre et mourir plusieurs fois en chahid ou martyr. Mais toujours est-il qu’avec respect pour la présente issue, ceux qui se souviennent d’Allah – y compris les parfaits savants qui sont les réels connaisseurs d’Allah – sont supérieurs au moujahidin. Par exemple, quoique Zayd ibn Haritha et Khalid ibn Walid furent de grands généraux, leur disparution fut moins lourde, en terme de perte pour les Musulmans, que celle d’Abou Moussa al-Ach`ari ou d’Ibn `Abbas. Pour cette raison, le Prophète déclara explicitement la supériorité de ceux qui se souviennent d’Allah dans les deux authentiques hadiths suivants.

Le Prophète dit: «Voulez-vous que je vous dise quelles sont vos meilleures œuvres, quelles sont celles qui sont les plus pures et les plus cotées auprès de votre Seigneur, celles qui élèvent très haut votre degré, celles qui vous rapportent plus de salaire que de dépenser votre or et votre argent au service d’Allah ou prendre part à la jihad en tuant ou en se faisant tuer dans la voie d’Allah?» Ils dirent: «Nous voulons bien.» Il dit: «C’est l’invocation d’Allah.»[39]

Il dit aussi: «Même si quelqu’un frappe les mécréants et les idolâtres avec son sabre jusqu’à ce qu’il les brise, et meurt teinté complètement par leur sang, les invocateurs d’Allah lui sont supérieurs d’un degré.»[40]

Hadiths sur le Jihad contre L’Ego

Le savant de hadiths Moulla `Ali al-Qari dans son livre al-Mawdou`at al-koubra connu aussi sous le nom al-Asrar al-marfou`a dit:

Souyouti dit: al-Khatib al-Baghdadi rapporte dans son livre «Histoire» sur l’autorité de Jabir: Le Prophète revint de l’une de ses batailles et dit: «Vous avez avancé de la meilleure manière: vous êtes revenu du plus petit jihad au plus grand jihad.» Ils disent: «Et quelle est le plus grand jihad?» Il répondit: «Le combat (moujahadat) des serviteurs d’Allah contre leurs vains désirs.»

Ibn Hajar al-`Asqalani dit dans Tasdid al-qaws: «Ce dire est répandu et c’est un dire rapporté par ibn Ablah selon Nisa`i dans al-Kouna. Ghazali le mentionne dans le Ihya' et al-`Iraqi dit que Bayhaqi le rapporte sur l’autorité de jabir et dit: Il y a une faiblesse dans sa transmission.»[41]

Le hafiz Ibn Abou Jammal al-Azdi al-Andalousi (d.695) dit dans son commentaire sur Boukhari intitulé Bahjat al-noufous:

`Oumar rapporte qu’un homme vint au Prophète lui demander la permission d’aller en jihad. Le prophète lui demanda: «Tes parents sont-ils en vie?» Il dit qu’ils le sont. Le Prophète répliqua: « Alors force-toi à respecter leurs droits» (fihima fa jahid)… Il y a dans ce hadith l’évidence que la Sunna pour entrer dans la voie et d’entreprendre l’auto-discipline est d’agir sous la direction d’un expert, afin qu’il nous soit montré la meilleure voie celle qui nous convient, et la plus fiable pour l ‘aspirant. Car lorsque ce Compagnon désira aller en jihad, il ne se contenta pas de sa propre opinion sur le sujet, mais il chercha le conseil de quelqu’un plus savant et de plus expert que lui. Si ceci est le cas pour le Petit jihad, qu’en est-il alors pour le Grand jihad?[42]

Ibn Hibban rapporte dans son Sahih de la part de Fadala ibn Oubayd:

Le Prophète dit dans son dernier pèlerinage: «… Le moujahid est celui qui est en jihad contre lui-même (jahada nafsah) afin d ‘obéir à Allah par amour.»[43]

Al-Haytami relata la version suivante dans le chapitre sur leJihad al-nafs dans son Majma' al-zawa`id et la déclara fiable:

Le plus fort n’est pas celui qui triomphe des autres, le plus fort est celui qui triomphe de son égo (ghalaba nafsah).

Jihad et Soufis Moujahiddin

Les livres d’histoires sont remplis de noms de Soufis moujahidin (Les Gens qui Combattent) et de chouhada' (Martyrs) qui ont consacré leur vie en confrontant les ennemis de la foi et en appelant l’humanité en la présence divine d’Allah, de même que rappelant ceux qui ont dévié de la vraie voie et de la Sunna du Prophète . Ils accomplirent ceci avec sagesse et ils furent efficaces. Leurs noms et leurs récits sont trop nombreux pour être énumérés dans ce livre, cela devrait couvrir plusieurs centaines de volumes. Il est suffisant de mentionner quelques exemples de l’histoire moderne cités par l’auteur de The Reliance of the Traveller (`Oumdat al-Salik ou La dépendance du Voyageur):

Parmi les Soufis qui aidèrent l’Islam aussi bien avec le sabre qu’avec la plume, selon B.G. Martin dans Muslim Brotherhoods in Nineteenth Century Africa (les confrèreries Musulmanes dans l’Afrique du 19ième siècle), il y a des hommes dont le cheick Naqshbandi Chamil Daghestani, qui mena une guerre prolongée contre les Russes dans le Caucasse au cours du 19ième siècle; Sayyid Mouhammad `Abdullah al-Somalie, un cheick de l’ordre Salihiyya qui conduisit les musulmans contre les Britanniques et les Italiens en Somalie de 1899 à 1920; le cheick Qadiri `Outhman ibn Fodio, qui mena jihad au nord du Nigéria de 1804 à 1808 pour établir une régulation Islamique; le cheick Qadiri `Abd al-Qadir al-Jaza`iri, qui conduisit les Algériens contre les Français de 1832 à 1847; le faqir Darqawi al-Hajj Mouhammad al-Ahrach, qui combattit les Français en Egypte en 1799; le cheick Tijani al-Hajj `Oumar Tall, qui mena un jihad Islamique en Guinée, au Sénégal, et au Mali de 1852 à 1864; et le cheick Qadiri Ma' al-`Aynayn al-Qalqami, qui aida à rassembler la résistance Musulmane contre les Français au Nord de la Mauritanie et au sud du Maroc de 1905 à 1909.

Parmi les Soufis dont les travaux missionnaires Islamisèrent des régions entières sont des hommes tels que le fondateur de l’ordre Sanousiyya, Mouhammad `Ali Sanousi, dont l’effort et le jihad de 1807 à 1859 consolida l’Islam comme religion chez les habitants du désert Libyen de l’Afrique du sud-sahara; le cheick Chadhili Mouhammad Ma`rouf et le cheick Qadiri Ouzaous al-Barawi, dont les efforts propagèrent l’Islam à l’Ouest et à l’intérieur à partir des côtes de l’Afrique de l’Est; et les centaines de cheicks anonymes Naqshbandi qui enseignèrent et préservèrent l’Islam au sein des gens de ce qui est appelé maintenant le sud de l’Union Soviétique et qui continuent encore de nos jours à servir la religion malgré la pression officielle. Il est évident que l’attachement du cœur à Allah, est l’aspect sur lequel le Soufisme met l’accent, cela ne gêne aucunement les travaux spirituels quels qu’ils soient, mais au contraire fournit une base réelle. Et seul Allah donne le succès.[44]

Nous renvoyons aussi le lecteur au Mystics and Commissars de Benningsen pour le rôle des Soufis dans la préservation de l’Islam en Union Soviétique, et Lion of Daghestan pour leur jihad contre les Tsars et leur dynastie. Nous rappellons aussi que ce sont les Naqshbandis qui préservèrent l’Islam en Chine dans le passé – à partir duquel pays, l’Islam se répendit jusqu’à la péninsule Malay – et sous les sombres jours de la soit-disant «Révolution Culturelle» de Mao Tsé-Toung. Dans tout ce qui a été énuméré ci-dessus, il y a une évidence que le tassawuf, loin d’encourager l’évasion et l’immobilisme qui retarde le progrès social, soutena les plus hautes valeurs de la conscience sociale aussi bien que la recherche religieuse et la science. En fait, ils fournissent un témoignage adéquat à un inlassable jihad et lutte contre les injustices sociales et l’inaction qui prit place au fil des siècles
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que le soufisme ?   Lun 9 Juin - 19:14

[24] Muslim; Ahmad, Mousnad 6:91, 163, et autres

[25] Mouslim; Iman #208: "Nul ne péri avec Allah sauf qu’il est destiné à la destruction." Ibn Hajar dit (Fath al-bari Riqaq Ch.31 #6491): "C’est -à -dire celui qui persiste dans son accrochage au mal dans sa résolution, son parlé, et son action, et évite le bien dans sa conception, son parlé, et action."

[26] Tirmidhi, Zakat #28.

[27] Cf. Ibn Majah, Mouqaddima #1à, Fitan #66; Tirmidhi, Witr #21, Qadar #6; Ahmad 5:277,280,282; Ibn Hibban.

[28] Abou Dawoud, Tabarani, Ahmad, Boukhari dans son Tarikh, et autres.

[29] Abou al-Ma`ali Roukn al-Din `Abd abd al-Malik ibn `Abd Allah ibn Youssouf al-Jouwayni al-Naysabouri al-Chafi`i al-Ach`ari (419-478): Le cheick de Ghazali et auteur des 15 volumes Nihayat al-latlab fi dirayat al-madhhab (Le plus important dans ce qui est cherché sur la compréhension de l’école Chafi`i) aussi bien que d’autres travaux dans les doctrines de la foi, la théologie, les fondements de la méthodologie Islamique, et du fiqh chafi`i (loi). Voir le Tabaqat al-chafi`iyya al-koubra d’al-Soubki 5:165.

[30] Kitab al-irchad ila qawati` al-adilla fi ousoul al-i`tiqad.

[31] Cf.Le cheick Soufi Ibn `Ata' Allah: «Quand Dieu t’aliène de la compagnie de Ses créatures, sache qu’Il désire t’ouvrir la porte de Sa propre intimité.» Kitab al-hikam #93.

[32] Ceci est l’Imam Ghazali.

[33] Hadiths: koullou chay'in bi qadar: «Toute chose est mesurée…» Mouslim, Qadar Ch.4 #18, Ahmad aussi; koullou chay'in bi qdar'in wa qadar: «Toute chose est destinée à passer et est mesurée…» Tabarani dans “al-Awssat”: Haythami dit dans Majma' al-zawa'id que ce hadith contient des sous-narrateurs inconnus.

[34] Relté avec une chaîne fiable par al-Khatib al-baghdadi dans son Tarikh Baghdad 8:214, et par al-Dhahabi dans Mizan al-I’tidal 1:430.

[35] Narré par Ibn ‘Abd al’Barr, jami’ bayan al-‘ilm wa fadlih 1:190; al-Moundhiri, al-Targhib 1:103; al-khatib al-Bagndadi, Tarikh Baghdad 4:346; et autres.

[36] Al-‘Izz ibn ‘Abd al-Salam, Bayn al-chari’a wa al-haqiqa aw hall al-roumouz wa mafatih al-kounouz (Cairo: matba’at nour al-amal, n.d.) p.11.

[37] Comme mentionné par al-‘Ajlouni dans Kach al-Khafa 2:89 (#1765).

[38] Ibn Qayyim al-Jawziyya, al-Fawa’id, éd. Mouhammad ‘Ali Qoutb (Alexandria: dar al-da’wa, 1412/1992) p.50.

[39] Rapporté sur l’autorité d’Abu al-Darda’ par Ahmad, Tirmidhi, Ibn Majah, Ibn Abi al-Dunya, al-Hakim qui le déclare fiable, et Dhahabi le confirme, Bayhaqi, Souyuti dans al-Jami’ al-saghir, et Ahmad aussi le rélate de Mou’adh ibn Jabal.

[40] Relaté sur l’autorité d’Abou Sa’id al-Khoudri par Ahmad (3:75), Tirmidhi (#3376), Baghawi dans Shar al-Sunna (5:195), Ibn Kathir dans sonTafsir (6:416), et autres.

[41] ‘Ali al-Qari, al-Asrar al-marfu’a (Béirout 1985 ed.) p.127.

[42] Ibn Abou Jamra, Bahjat al-noufous sharh moukhhtasar sahir al-boukhari 3:146.

[43] Tirmidhi, Ahmad, Tabarani, Ibn Majah, al-Hakim, et Qouda’i aussi le rapporte. Le contemporain savant de hadith Ch’ayb al-Arna’out confirme que sa chaîne de transmission est fiable dans son édition de ibn Hibban, Sahih 11:203 (#4862).

[44] Reliance of the Traveller, p.863.

Source: Naqshbandi.ca
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